Gérer une forêt et vendre ses bois à des professionnels de la filière rend la certification forestière de plus en plus incontournable, économiquement parlant : la logique de certification rejoint la valorisation économique de le forêt.
En effet, le marché du bois, sous la pression des pouvoirs publics et des consommateurs, s'oriente de plus en plus vers des produits labellisés, attestant d'une gestion durable de la forêt. C'est la cas notamment des forêts du nord de l'Europe dont les pins certifiés sont préférés par des acheteurs français au détriment de nos propres pins landais. Ainsi en est-il également des marchés publics pour lesquels, depuis le 1er janvier 2010, les bois doivent être certifiés. A l'avenir, la certification deviendra probablement un préalable indispensable à la vente des bois.
La certification (PEFC, FSC) ouvre donc des marchés pour la vente des bois. Mais quelles sont les contraintes pour le propriétaire forestier?
| La certification forestière pourrait bien devenir incontournable |
Prenons l'exemple de PEFC :
- Le propriétaire forestier doit adhérer à l'association (cotisation comprise entre 200 et 5500€ en fonction du CA réalisé);
- Il doit respecter un cahier des charges d'exploitation, mettre en place un suivi des approvisionnements et accepter un audit annuel de certification (dont le prix est compris entre 500 et 700€ par jour)
Au final, la mise en place d'une chaîne de certification PEFC pour un exploitation forestier revient à peu prés à 1000€/an. Un chiffre à mettre en relief avec les revenus de l'exploitation pour juger de la pertinence d'une certification de vos bois.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le Site internet de PEFC France ou celui du Label FSC
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire